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La gare réponse à l’article de presse du 16-08-2019

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La gare
Mme Dacheux-Leguyader a la mémoire courte ou une mémoire sélective. Dans un article paru le mois dernier, le 16 août précisément, dans l’Echo de la Presqu’île, elle commente notre décision de ne pas préempter le bâtiment de la petite gare et en extrapolant sur notre mépris du patrimoine en général, comme si cette gare représentait le fleuron de notre patrimoine communal. Je souhaite apporter quelques précisions ce sujet.
Tout d’abord je rappelle à cette personne qu’aucune disposition particulière de protection de cette gare en tant que bâtiment remarquable n’a été prévue dans le Plan Local d’urbanisme voté par l’ancien Conseil Municipal en décembre 2013 dont elle était déjà membre, ni d’ailleurs au titre de l’AVAP approuvée dans le même temps. Elle avait donc considéré à l’époque que cette éventuelle procédure de protection n’était pas nécessaire. C’est donc que ce sujet était loin d’avoir l’importance que cette personne semble lui accorder aujourd’hui, probablement par opportunisme ou pure démagogie. Le sujet du patrimoine est un sujet sérieux qui ne peut être ni instrumentalisé, ni utilisé à tort et à t ravers surtout quand on n’est pas soit même irréprochable.
Cela dit, l’acquisition foncière et la réhabilitation à minima de ce bâtiment de la petite gare aurait couté à la Commune 250 000 euros au bas mot incluant les acquisitions foncières et les frais de notaire (145 000 euros), les travaux de rénovation (105 000 euros) à réaliser rapidement dans les règles de l’art, c’est-à-dire avec les prescriptions de l’AVAP (aire de valorisation du patrimoine) : enduits à la chaux à l’ancienne, ouvertures en bois peint, toiture en ardoises naturelles, charpente en bois sans compter les travaux de sécurité, d’accessibilité, d’aménagements intérieurs sur une construction très délabrée et des aménagements extérieurs, travaux nécessaires pour une éventuelle ouverture au public. De plus, il faudrait y ajouter les coûts annuels de fonctionnement si ce site devait être ouvert au public. Or je suis très soucieux des finances communales que nous gérons avec beaucoup de rigueur, et il ne me paraît pas opportun de dépenser autant d’argent public pour un tel projet.
J’en profite pour rappeler deux ou trois vérités à tous les chantres du patrimoine. Le patrimoine communal fait partie du patrimoine tout court. Or en 2014, la sacristie de l’Eglise de Piriac menaçait de se fendre en deux parties et de s’effondrer sans que cela n’émeuve plus que cela nos prédécesseurs, et ce sont nous, « les bannis du patrimoine », qui l’avons restaurée à la satisfaction des prêtres, du conseil paroissial, de l’ensemble des paroissiens et des piriacais. De même les différents bâtiments de la place Vignoboul (bibliothèque, espace jeunes, maison du patrimoine) étaient depuis des années des passoires thermiques, avec des coûts de consommation exorbitants (où est la rigueur budgétaire dont ils nous abreuvent à longueur de déclarations ?). Nous les avons toutes remplacées par des ouvertures en bois prescrites par l’architecte des bâtiments de France et avec des aides financières conséquentes. J’ajouterai que nous travaillons depuis plusieurs années sur la réhabilitation du site historique des cartes du diable à Saint Sébastien sur lequel nous allons aussi réimplanter les pierres de Méniscoul, sur leur site d’origine. Je précise que ce site était laissé à l’abandon depuis des dizaines d’années.
Chacun peut défendre ses idées et ses points de vue et en débattre sainement et objectivement, cela s’appelle la démocratie. Mais quand on est dans l’outrance et la désinformation çà devient pathétique et ridicule.

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